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Paul Byron remet en question l’effort de certains joueurs


Gabriel Asselin - Fanadiens.com

Alors qu’il ne reste que cinq matchs à une saison qui est peine perdu depuis plusieurs mois, certains joueurs du Tricolore ressentent un plus grand devoir que d’autres à donner leur maximum à chaque présence sur la patinoire. Claude Julien a même affirmé que certains de ses hommes semblaient déjà avoir la tête aux vacances qui commenceront suite au match à Toronto le 7 avril prochain. L’entraîneur du Canadien a d’ailleurs maintenu une cadence élevée lors de l’entraînement matinal de vendredi.

Étant donné la situation dans laquelle nous sommes, il y a certains joueurs qui glissent un peu. Je ne veux pas que ça arrive, a-t-il averti. Je vais m’assurer qu’on soit concentré et qu’on travaillera jusqu’à la fin.

Questionné après la séance matinale sur les propos tenus par son supérieur, Paul Byron, qui est certainement, avec Brendan Gallagher, l’un des seuls joueurs qui se donne à fond peu importe les circonstances, a été très direct dans sa réponse.

Notre contrat stipule que l’on doit jouer 82 parties. Pas 75, pas 76. On doit se présenter tous les soirs.

Le numéro 41 du Tricolore en a rajouté quelques instants plus tard :

Moi et Brendan (Gallagher) ainsi que tous les leaders et vétérans, c’est notre travail de continuer à travailler fort. Tout le monde doit continuer de jouer. Quand le dernier jour arrivera, nous pourrons relaxer.

La saison du Tricolore a été handicapée par de très nombreuses blessures dont celles de Carey Price, Shea Weber, Andrew Shaw, Phillip Danault et Artturi Lehkonen, pour ne nommer que celles-ci. Les blessures ne peuvent expliquer à elles seules les déboires du Canadien, mais elle sont tout de même en partie responsable du fait que le Bleu-Blanc-Rouge sera exclu des séries éliminatoires pour une deuxième fois en trois saisons.

Oui, c’est frustrant, a acquiescé  Byron. Je n’ai rien à ajouter sur ça. C’est difficile de jouer quand tout le monde ne travaille pas. On est capable quand tout le monde joue et travaille fort pour l’équipe.

Quand tout le monde n’est pas là, c’est là qu’on perd. Ce n’est pas quelque chose qui nous donne du succès. Pour l’an prochain, on sait qu’on ne peut pas donner seulement 50% d’effort.  Ça doit être 100%.

Un travailleur acharné

L’attaquant franco-ontarien ne peut être qu’un exemple parfait de dévouement soir après soir. Réclamé au ballottage deux jours avant le début de la saison 2015-16, Byron était voué à devenir un attaquant de troisième ou quatrième trio. Grâce à son acharnement, l’attaquant de 5’9″ est devenu un rouage important de l’attaque du Tricolore. Il a inscrit 22 buts la saison dernière et son prochain filet lui permettra d’atteindre à nouveau le plateau des 20 buts.

Ça fait deux ans que je suis ici. J’ai travaillé fort et l’entraîneur a aimé ce que je lui donnais. J’ai fait ma place avec l’équipe comme ça.

Je sais que si je glisse un peu, je pourrais perdre ma place dans l’équipe. C’est quelque chose que tu dois avoir dans la tête chaque jour.

Plusieurs joueurs devront rebondir la saison dernière et Byron en est pleinement conscient.

Nous avons de bons morceaux. Ce n’était pas une bonne saison pour plusieurs. Tout peut changer la saison prochaine si on travaille bien. On a vu ce que ça fait quand on ne travaille pas fort.

Plusieurs doivent rebondir l’an prochain.

Des paroles dignes d’un capitaine provenant d’un joueur dont les Flames se sont départis il y a moins de trois ans.

Source : TVA Sports
Crédit photo : ici.Radio-Canada.ca

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