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Galchenyuk ou le syndrome du mal-aimé


Nicolas Ganzer - Fanadiens.com

Cela était déjà le cas avant, mais depuis la défaite crève-cœur d’hier soir, les messages de soutien et de haine envers Alex Galchenyuk sont encore plus intenses.

Ses partisans ont vu une prestation éclairée de sa part hier soir alors que ses détracteurs le tiennent responsable de mauvais choix qui ont amené la défaite. Autant par les professionnels que par les amateurs.

La vérité se trouve certainement entre les deux. Là où je ne suis pas d’accord, c’est à quel point le déchainement contre ce joueur est violent depuis maintenant un an. En gros, depuis son retour de blessure au genou et son manque de production et de constance au poste de centre.

Ce que je trouve anormal, c’est qu’un joueur comme Jonathan Drouin, qui est horrible au poste de centre, n’obtienne pas un tel désamour. Bien au contraire.

Est-ce le fait que les gens soient plus patients avec Drouin, car il vient juste d’arriver, qu’il soit nouveau au poste de centre, ou parce qu’il est Québécois ?

Pour tout vous dire, j’étais au centre Bell hier soir et relativement proche de la glace. J’étais du côté où les Canadiens ont attaqué deux fois. J’ai donc vu à l’œuvre les manœuvres offensives de l’équipe de près, certes ce n’est qu’un échantillon de la saison en cours, mais j’ai pu remarquer quelques petites choses intéressantes auxquelles on ne fait pas forcément attention devant son écran.

Pour l’instant, je vais cependant m’en tenir aux faits vérifiés et vérifiables :

1) Galchenyuk reste aujourd’hui, pour la saison en cours, le meilleur pointeur de l’équipe avec 26 points (11 buts et 15 passes), certes il a un différentiel horrible de -20, mais j’y reviendrais plus tard.

Il est d’ailleurs sur une belle série qui prouve qu’il revient proche de son meilleur niveau offensif : sur les 21 derniers matchs de l’équipe, il a obtenu 18 points.

2) On peut dire ce que l’on veut de l’implication de Galchenyuk dans l’équipe. Force est de constater qu’il est toute une force offensive de l’équipe.

Depuis son arrivée en 2012, il a marqué 100 buts avec l’organisation. Ce qui en fait à 23 ans, le 5e de l’histoire des Habs a réalisé cet exploit :

Julien ne semble tout simplement pas prêt à lui laisser une chance au centre. Deux évènements dans les dernières 24 heures vont en ce sens.

Avec Phillip Danault et Andrew Shaw blessés, la logique aurait voulu que Galchenyuk bascule au centre, après tout, c’est sa position naturelle et c’est lui qui a le plus d’expérience.

Julien a décidé de tester Paul Byron, l’essai fut plutôt bon, mais le point n’est pas là.

Et ce matin, à l’entrainement, voici ce que Julien nous a concocté :

Donc, Jacob De La Rose au centre de Drouin et Galchenyuk. Julien a donc enfin compris que Drouin au centre, ce n’est pas possible.

Mais mettre De La Rose et Byron au centre avant Galchenyuk, si ce n’est pas de l’acharnement, je ne sais pas ce que c’est.

Surtout que Galchenyuk est le seul à s’être fait repêcher en tant que joueur de centre.

3) Donc, il est temps de parler du différentiel horrible d’Alex. Quelque chose m’a frappé hier pendant que je regardais le match. On le sait depuis le début, Alex est mauvais en replis défensifs, enfin, il n’est pas mauvais, mais ce n’est clairement pas son point fort.

Les professionnels le savent, les amateurs aussi, et donc, j’espère que Claude Julien le sait aussi.

Pourtant, il est associé avec Jonathan Drouin. La plupart du temps, ce trio rentre pour faire les mises en jeu en phase offensive.

Or, Drouin est tellement mauvais au cercle des mises en jeu que ce trio se retrouve à perdre la rondelle et se retrouve donc à devoir faire du travail défensif. Vous voyez le problème ?

Hier soir, Drouin a réussi 52 % de ces mises en jeu. Sauf que la majorité de ses réussites ont été obtenues en avantage numérique. En 5 vs 5, il n’en gagne que rarement. Donc Galchenyuk se retrouve souvent, à devoir effectuer des tâches défensives.

Ceci expliquerait donc en partie son différentiel.

Bref, Galchenyuk est tout un joueur offensif. Il reçoit, cependant, plein de critiques depuis un an. Que ce soit sur sa vie extra-sportive, sur ses performances offensives ou sur le fait que ce soit un centre ou non.

Les gens veulent l’échanger, veulent qu’ils partent et j’en passe. Pourtant, lui, en tant que joueur, continue à s’investir corps et âme dans l’équipe. Il travaille fort quoique les gens puissent dire sur lui.

Peut-être est-ce le temps de le laisser un peu tranquille et de le laisser faire sa job de joueur de hockey, qu’il fait, objectivement parlant, très bien.

 

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Une réponse “Galchenyuk ou le syndrome du mal-aimé”

  1. 16 janvier 2018 à 2:58

    Galchchenyuk est américain d’origine russe.Patch est américain.Il se trouve que la jalousie perle au dessus de tout c’la.Je suis un fan du Ch mais pas un fan des pseudos fans du Ch, la supposée meilleur foule de la LNH.Cette foule détruit nos meilleurs joueurs.Heureusement,il nous reste encore une infime minorité de partisans qui eux sont des vrais de vrais.Go hab go.