Aller à…

Fanadienssur Google+RSS Feed

Ray Shero, un DG sous-estimé à travers la LNH


Guillaume Arcand - Fanadiens.com

Après avoir limogé leur ancien DG Lou Lamoriello, les Devils ont annoncé, le 4 mai 2015, qu’ils ont décidé de faire de Ray Shero le nouveau cerveau de l’équipe, lui qui s’était fait congédié par les Penguins un an plus tôt au profit de Jim Rutheford. Les représentants de l’état du New Jersey ont un peu surpris tout le monde en faisant de l’ancien DG des Penguins leur nouvel homme de confiance. Pourtant, si on se penche sur son travail accompli, on peut facilement comprendre pourquoi Shero a été préféré à parmi plusieurs candidats au poste.


Pourquoi a-t-il été renvoyé par les Penguins?

Les Penguins ont subi une autre élimination hâtive en séries 2014 et ce, en 7 matchs contre les Rangers de New York. L’organisation, qui sentait avoir besoin d’un changement de mentalité, décide de couper les ponts avec son DG et de son entraîneur-chef, Ray Shero et Dan Byslma. Pourtant, le natif de St-Paul a compilé un pourcentage de victoire de ,645 lorsqu’il était à la tête des actuels doubles champions de la Coupe Stanley. ne faut pas oublier qu’entre 2006 et 2014, ol il a remporté la Coupe en 2009 et le titre du DG de l’année pour la saison 2012-13. Il faut aussi savoir que, si la formation de la Pennsylvanie peut ou va pouvoir compter sur certains piliers, Shero est en partie responsable. En effet, l’actuel cerveau des Devils a entre autre repêché Olli Maatta et Matt Murray en 2012, ainsi que Jake Gueztzel et Tristan Jarry en 2013. La raison de son départ s’explique sûrement à cause du besoin criant de changement de mentalité chez les Penguins, et après 3 saisons, on peut voir que la décision a été bénéfique, autant pour l’homme d’affaire de 68 ans que pour la bande à Sidney Crosby.

Grosses acquisitions à rabais

Depuis que la formation de la banlieue de New York a fait de Ray Shero leur homme de confiance, 3 joueurs d’impact ont pris la direction du New Jersey grâce au travail de Shero: Kyle Palmieri, Taylor Hall et Marcus Johansson. Le premier, Palmieri, est arrivé des Ducks en été 2015 contre des choix de 2ème et de 3ème tour. On pensait alors que les Devils avait surpayé pour obtenir les services de l’Américain, car ses statistiques étaient modestes avec les Ducks, mais le changement d’air lui a été bénéfique. Palmieri a réussi deux saisons au-delà de 50 points depuis la transaction qui l’a fait passer aux Devils. Le 2ème joueur d’impact est Taylor Hall, qui a dans son bagage d’expérience des saison de 80 points et de 50 points en 45 matchs. Hall a connu une saison en-dessous des attentes l’an dernier avec 53 points en 72 matchs, mais il peut très bien rebondir, surtout qu’en arrivant dans l’ancienne équipe de Martin Brodeur, il retrouve un ancien ami avec qui il avait une très belle chimie dans le junior, Adam Henrique. Pour obtenir ses services, les Devils ont du donner Adam Larsson qui est au mieux un 3ème défenseur, malgré qu’il soit un très solide défenseur que je respecte au plus haut point, jamais, il ne sera un top 2. Le 3ème et dernier joueur est Marcus Johansson, qui a terminé la dernière saison avec 58 points, son plus haut total en carrière. Pour obtenir les services du Suédois, l’ancienne équipe de Patrick Elias a déboursé le même prix que pour Palmieri, un choix de 2ème ronde et un autre de 3ème ronde. On ne peut pas dire que Shero a payé bien cher là-dessus!
En résumé, les Devils ont acquis 3 joueurs qui peuvent tous jouer sur un premier trio, contre 2 choix de 2ème ronde, 2 autres de 3ème ronde et un défenseur top 4. Wow! Sans sacrifier un seul choix de 1ère ronde, l’ancien cerveau des Penguins a amené presque tout un premier trio. Il n’a pas chômé du tout!

Des repêchages couronnés de succès

Jetez un petit coup d’œil sur les joueurs repêchés par les Devils depuis le début de l’ère Shero, vous saurez de quoi je parle. Le patron des Devils a fait des sélections absolument exceptionnelles, malgré le fait que la grande majorité des joueurs choisis ont encore rien prouvé dans la LNH. Voici un portrait des quelques petits bijoux qui ont été choisis quand venait le tour de Ray Shero de parler. Ceux que je vais vous présenter ne sont pas les meilleurs espoirs des Devils, mais plutôt ceux qui risquent le plus à la fois de surprendre et d’épater la galerie:

Jesper Bratt, R6 (#162) 2016 – On croyait qu’une équipe le sélectionnerait en 3ème ronde, sinon avant, mais le Suédois a glissé en 6ème ronde, jusqu’au moment où New Jersey a réussi à mettre le grappin dessus. Bratt, un joueur qui peut jouer sur les deux ailes, a été l’un des meilleurs joueurs de son âge (16) en SuperElit, ligue junior suédoise, noircissant la feuille de pointage 40 fois en 39 joutes en 2014-15. L’année suivante, en 2015-16, il perce l’alignement du AIK en Allsvenskan, 2ème meilleure ligue de Suède, produisant 22 points en 46 matchs. Bratt a des mains incroyables, il est capable de se défaire de n’importe qui, et il est aussi très solide en protection de la rondelle. Le choix de 6ème ronde des Devils est aussi un excellent passeur, et sa vision du jeu est irréprochable.

Nikita Popugayev, R4 (#98) 2017 – Celui que certain surnomme le « Milan Lucic Russe » était, selon les listes, dans le top 45 des joueurs les plus talentueux du repêchage de 2017, mais il a été sélectionné en 4ème ronde seulement, et ce par l’organisation de Ray Shero. Reconnu pour être un joueur physique à la base, le Russe a un certain talent offensif, et sa production de 51 points en 40 matchs avec les Warriors de Moose Jaw dans la WHL lors de sa dernière saison le démontre très bien. Il a été échangé en cours d’année au Cougars de Prince George, et la transition n’a pas été facile. Sa production en a payé de le prix, mais il faut pas sous-estimer le géant de 6″6′ pour cette petite baisse de régime.

Joseph Anderson, R3 (#73) 2016 – Anderson, qui évoluait dans la USHL en 2015-16, a réussi 20 points en 25 matchs dans la ligue junior américaine, avant d’entendre son nom au 73ème échelon par les Devils au repêchage de 2016. L’année suivante, à 18 ans, en 2016-17, l’ailier-droit rejoint la NCAA, où il réussit un excellent total de 37 points en 39 matchs. Rappelons que dans cette ligue, ‘âge maximale d’admissibilité est de 24. Il a aussi réussi à se démarquer avec l’équipe des États-Unis au tournoi international des moins de 18 ans, réussissant 9 points en 7 matchs. Le mot pour décrire ses performances? Incroyable.

Jesper Boqvist R2 (#36) 2017 – Avec une production hallucinante de 58 points en 38 parties dans le junior Suédois à 17 ans en 2015-16, Boqvist devait attendre l’année suivante pour se faire repêcher vu qu’il est un « late ». En 2016-17, son année de repêchage est enfin venu, mais il a été moins étincelant dans le junior Suédois avec 15 points en 15 matchs. Il réussit quand même à se démarquer dans la 2ème meilleure ligue de Suède, Allsvenskan, avec 12 points en 19 matchs. Il a même participé à 16 matchs dans la meilleure ligue de Suède, la SHL, y inscrivant 6 points. Le Suédois a des habiletés offensive assez impressionnantes et une vision du jeu phénoménale! Ce qui m’impressionne surtout chez lui sont ses passes très intelligentes, qui mènent très souvent à de bonnes occasions de marquer.

Blake Speers R3 (#67) 2015 – Blake Speers a commencé sa carrière junior avec les Greyhounds de Sault St-Marie dans la OHL en 2013-14. Lrs de sa première année, il inscrit 40 points en 62 matchs, pas mal du tout pour un joueur de 16 ans. L’année suivante en 2014-15, le natif de Sault St-Marie progresse encore avec 67 point en 57 matchs. Lors des deux campagnes suivantes, il ne régresse aucunement, avec 74 points en 68 matchs et 34 points en 30 matchs, toujours avec les Greyhounds. Le capitaine des Greyhounds a même réussi à percer la formation canadienne au championnat du monde des moins de 20 ans en 2016-17, là où il a inscrit 3 points en 7 matchs.

Brett Seney R6 (#157) 2015 – Après une saison de 69 points en 49 matchs à 17 ans dans le junior AAA en Ontario en 2013-14, Seney n’a pas entendu son nom lors de l’encan de 2014. Toutefois, le natif de London en Ontario ne s’est pas découragé et a décidé l’année suivante, en 2014-15, de joindre les rang de Merrimack College dans la NCAA, là où il complète un dossier de 26 points en 34 matchs. Notons qu’il était âgé de 18 ans, dans une ligue où il était l’un des plus jeunes joueurs, ce qui lui permet d’être enfin choisi par une formation de la LNH cette fois-ci, les Devils. Durant les 2 saison suivantes, l’ancien de la OJHL continue sur sa lancée avec un total de 57 points en 68 matchs.

Pavel Zacha, R1 (#6) 2015 – Zacha n’a peut-être pas la production la plus élevé si on la compare aux attentes que plusieurs avaient envers lui. Au début de l’année 2014-15, après une production en 2013-14 de 17 points en 10 matchs à 16 ans dans le junior Tchèque, on disait qu’il était le joueur qui avait le plus de chance de talonner McDavid et Eichel lors de l’encan 2015 de la LNH. En 2014-15, l’année de ses 17 ans, il s’est joint au Sting de Sarnia, dans la OHL, ce qui n’a pas aidé sa production (34 points en 37 matchs). Les Devils ont quand même pris une chance au moment où ils parlaient 6ème au total au repêchage de 2015, qui se tenait en Floride. Même si Pavel Zacha est un joueur de centre à la base, John Hynes, l’entraîneur des Devils, risque fort de l’utiliser à l’aileé L’ancien du Sting a un lancer foudroyant, ce qui devrait le l’aider à éclore.

Nico Hischier, R1 (#1) 2017 – Ce n’est peut-être pas un vol de la part de Ray Shero considérant qu’il a été pris 1er au total comme prévu, et il n’a pas besoin de grosse présentation, mais comment parler des espoirs des Devils sans parler de lui. Le 1er choix au total du dernier encan est déjà très connu des amateurs. Cependant, il va peut-être devenir encore meilleur que certain le pense. En 2015-16, l’année précédant son déménagement en Amérique du Nord pour se rapporter aux Mooseheads, il a participé à 28 buts en 18 matchs dans le Elite Jr. A, la ligue junior majeur en Suisse. Une fois arrivé en LHMJQ, en 2016-17, il produit pas moins de 86 points en 57 matchs, ce qui est absolument impressionnant. Le Suisse est aussi très bon défensivement, et son entraîneur dans la LHJMQ, André Tourigny, qui a déjà entraîné Nathan MacKinnon, Jonathan Drouin, Nicolaj Ehlers et Timo Meier avec les Mooseheads, peut très bien le confirmer: « C’est le joueur le plus complet que j’ai entraîné ». Ces paroles provenaient de Tourigny après l’élimination de son équipe en séries éliminatoires de la LHJMQ.

Mention honorable: Michael McLeod, Jocktan Chainey, MacKenzie Blakwood, Colton White, Reilly Walsh, Yegor Rykov, Matthew Hellickson, Jeremy Davies


Une mauvaise nouvelle qui tombe mal, mais qui peut être réglée sans trop de problèmes

Il y a peu de temps, une tuile est tombée sur la tête des Devils. En effet, un de leur nombreux joueurs de centre, Travis Zajac, vient de subir une opération qui le tiendra à l’écart de la patinoire pour une durée de 4 à 6 mois. Plusieurs partisansdes Devils ont appuyé sur le bouton panique, alors que des analystes sont devenus un peu plus pessimistes à l’endroit de l’équipe du New Jersey. Il est vrai que Zajac est une pièce importante pour les Devils, autant sur la glace qu’à l’extérieur, mais l’équipe a la relève pour combler cette perte qui paraît très grave aux yeux de plusieurs. L’empire de Ray Shero possède plusieurs joueurs de centre de qualité en Marcus Johansson, Nico Hischier, Adam Henrique et Brian Boyle, qui pourront tous aider à combler l’absence du Manitobain. Il ne faut pas oublier les prouesses de leur pierre angulaire, Corey Schneider, qui pourrait aussi contribuer à faire oublier la perte du natif de Winnipeg, le mieux possible. Si les champions de 2000 et 2003 ne devraient pas avoir trop de mal à colmater le trou créé par cette mauvaise nouvelle, C’est beaucoup grâce au travail de Ray Shero et John Hynes!

Crédit photo: AMP NJ.com photo

Mots clés: , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *