Aller à…

Fanadienssur Google+RSS Feed

Il y a 96 ans, naissait Maurice Richard


Gabriel Asselin - Fanadiens.com

Il y a 96 ans aujourd’hui, le 4 août 1921, un des meilleurs joueurs de l’histoire de la LNH venait au monde : Maurice « Rocket » Richard. Voici un aperçu de son illustre carrière.

Joseph Henri Maurice Richard, de son vrai nom, est natif de Montréal. Son père Onésime Richard et sa mère Alice Laramée sont quant à eux originaires de Gaspé en Gaspésie. Maurice Richard fut l’aîné d’une famille de huit enfants, trois sœurs (Georgette, Rollande et Marguerite) et quatre frères (Henri, René, Jacques et Claude). Maurice a reçu sa première paire de patin dès l’âge de quatre ans et il apprit à patiner sur les rivières locales et sur la patinoire créée par son père dans la cour arrière de leur domicile. Ensuite, il abandonna l’école à l’âge de 16 ans pour travailler aux côtés de son père comme machiniste.

Dominant dans les rangs juniors, Maurice Richard signe un contrat avec le Canadien de Montréal d’une valeur de 3500$ le 29 octobre 1942. À noter cependant que le Canadien détenait alors le monopole exclusif des joueurs québécois et ce jusqu’au premier repêchage amateur tenu en 1963. Seulement deux jours plus tard, Richard enfila l’uniforme du Tricolore pour la première fois. Il ne portait alors pas le numéro 9, mais le numéro 15.  Il ne tardera pas à se démarquer, puisque dès sa première présence sur la patinoire, il inscrira une mention d’aide sur le but de Tony Demers. L’année recrue de Richard a cependant été écourtée à seulement 16 rencontres, les saisons en comptaient alors 50, en raison d’une jambe fracturée. Il verra ensuite ses coéquipiers s’incliner au premier tour éliminatoire devant les Bruins de Boston.

Lors de la saison suivante, la donne changea complètement avec l’arrivée de Bill Durnan comme gardien de but recrue. Également, Richard prit la place occupée par Joe Benoit aux côtés de Toe Blake et Elmer Lach, ce qui deviendra éventuellement la Punch Line. Le Canadien devint également la toute première équipe invaincue à domicile durant une saison régulière complète, alors qu’il conserva une fiche de 22 victoires et 3 matchs nuls au Forum de Montréal. Cette campagne se termina avec le cinquième titre de la Coupe Stanley de la Sainte-Flanelle, un premier titre pour Maurice Richard. C’est d’ailleurs lors de cette saison 1943-44 que le Rocket enfila le numéro 9 pour la première fois, en l’honneur de la naissance de sa fille Huguette qui pesait neuf livres à l’accouchement.

La saison 1944-45 fut historique pour Maurice Richard, alors qu’il décrocha deux records de la Ligue Nationale de Hockey qu’il conservera pendant plus de trois décennies. Tout d’abord, le 28 décembre 1944, le Rocket brisa la marque du plus grand nombre de points obtenus dans un seul match par un seul joueur qui était de sept points. Il obtenu alors huit points, cinq buts et trois mentions d’aides, dans une victoire de 9 à 1 aux dépens des Red Wings de Détroit. Un seul autre joueur a brisé cette marque dans toute l’histoire de la LNH : Darryl Sittler et ses 10 points le 7 février 1976. Fait cocasse, Richard était arrivé exténué à ce match puisqu’il avait effectué son propre déménagement la même journée! Le deuxième record fut obtenu le 18 mars 1945, lors du dernier match de la saison. Il a alors inscrit son 50e but de la saison lors de son 50 match, devenant le premier joueur à réaliser un tel exploit. La prouesse ne sera refaite qu’en 1981 par Mike Bossy. Cette saison 1944-45 s’est malheureusement terminée dès le premier tour éliminatoire devant les Maple Leafs de Toronto.

S’en est ensuite suivi deux Coupes Stanley lors des saisons 1945-46 et 1952-53 jusqu’aux événements du 13 mars 1955. Durant cette tristement célèbre soirée, le Canadien disputait la victoire aux Bruins de Boston au mythique Boston Garden. Le défenseur des Bruins Hal Laycoe asséna un coup au visage du Rocket et s’en suivi alors une altercation entre les deux hommes. Le juge de lignes Cliff Thompson tente de maîtriser Richard, tandis que Laycoe continue de frapper ce dernier sans défenses. Le Rocket, jugeant avoir été retenu par le juge de lignes et placé dans une position dangereuse au détriment du joueur des Bruins, se retourna et asséna deux coups de poing au visage de Thompson. Trois jours plus tard, le controversé président de la LNH Clarence Campbell suspend Richard pour les trois parties restantes au calendrier régulier, ainsi que pour toute la durée des séries éliminatoires.
La rencontre suivante des Canadiens a lieu le 17 mars 1955 au Forum de Montréal contre les Red Wings. La police de Montréal déconseille à Campbell de se rendre au match tant la foule est en colère contre lui. En effet, des milliers de Montréalais se dirigent vers le Forum, certains pour assister à la rencontre et d’autres pour manifester à l’extérieur du Forum de Montréal. Campbell fait fi des conseils de la police et se rend au Forum accompagné de sa secrétaire, sous les huées du public. Alors que les Red Wings mènent 4-1, les spectateurs du match jettent tout ce qu’ils peuvent en direction de Campbell puis sur sa secrétaire. Le président est agressé par des mécontents et finalement une bombe artisanale explose sur la glace forçant l’évacuation du Forum. L’émeute débute au Forum puis se propage dans les rues de la ville. Cette émeute est considérée par plusieurs comme le début de la Révolution tranquille au Québec.

Les dégâts s’élèvent à plus de 100 000 dollars alors que les environs de la patinoire sont saccagés et que six heures sont nécessaires à la police pour rétablir le calme. La partie est concédée aux Red Wings par la marque de 4 à 1 après une période de jeu.
Le calme ne revient dans la ville qu’après une allocution radiophonique de Maurice Richard le soir du 18 mars.

Le calme revient, mais le mal est fait pour le Canadien qui s’inclinera finalement en sept matchs devant les Red Wings de Détroit en finale de la Coupe Stanley.

Au début de la saison 1955-56, le frère cadet de Maurice et gagnant de 11 Coupes Stanley, Henri Richard, rejoint la Sainte-Flanelle et évolue au centre du deuxième trio aux côtés de Bernard Geoffrion et Dickie Moore. S’en est suivi l’une des plus grandes dynasties du sport moderne, alors que le Canadien gagna les cinq Coupes Stanley subséquentes. Maurice Richard se présente au camp d’entraînement de l’équipe en vue de la saison 1960-61, mais, après avoir avoir récolté quatre buts et trois mentions d’aides lors d’un match préparatoire le 15 septembre 1960, il annonça sa retraite en conférence de presse à l’hôtel Reine-Élizabeth au centre-ville de Montréal. Seulement trois semaines plus tard, le 6 octobre 1960, il vit son célèbre numéro 9 être hissé dans les auteurs du Forum et il est admis au Temple de la Renommée dès 1961, sans avoir attendu les trois années requises selon le règlement.

Le 15 mai 1964, le Canadien embaucha le Rocket au poste d’adjoint au président David Molson à titre honorifique. Insatisfait de son poste purement honorifique qui ne lui donne l’occasion de contribuer directement à l’organisation, Richard démissionna l’été suivant. En 1967, Maurice Richard devient le tout premier Canadien à être nommé Officier de l’Ordre du Canada. En 1972, il est nommé le tout premier entraîneur-chef des Nordiques de Québec dans l’Association Mondiale de Hockey. Cependant, il ne fera pas long feu et démissionne après seulement deux rencontres.

Maurice Richard s’est éteint le 27 mai 2000 à l’âge de 78 ans d’une insuffisance respiratoire. Il souffrait également d’un cancer et de la maladie de Parkinson.

Quelle est votre plus grand souvenir de Maurice Richard ?

Sources :
notrehistoire.canadiens.com
NHL.com
« Hockey le magazine édition Classement 100 meilleures équipes dans l’histoire »

Crédits photos :
NHL.com
Historia
Journal Le Droit
Site officiel de l’histoire des Nordiques de Québec
Archives du Canadien de Montréal

Mots clés: , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *