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Une défaite dans un match sans saveur contre les Jets : comment régler les faiblesses du CH ?


Kevin Malenfant - Fanadiens.com - Montréal

J’étais enthousiaste à l’idée d’assister au premier match de Claude Julien à la barre du Canadien. Disons que je ne le savais pas avant d’acheter mes billets, et que j’ai été agréablement surpris en apprenant que j’assisterais à ce retour.
Mais j’ai été déçu.
Le Canadien a baissé pavillon dans un match où l’intensité et les émotions ont été laissées de côté, et où l’un des seuls joueurs à avoir bien paru était Carey Price. Malgré une performance plus que médiocre de ses coéquipiers, Price est redevenu le gardien qu’on connaissait avant en effectuant de gros arrêts clés, notamment face au jeune Patrik Laine.
Mais l’histoire du match, c’est le contrôle de la rondelle. Non seulement le Canadien a été atroce en provoquant 18 revirements, ça va plus loin que ça : les entrées et sorties de territoire étaient en grande majorité terribles et on a eu droit à de multiples passes imprécises. Overall, un match brouillon à l’exception de quelques rares flash offensifs.
Néanmoins, le Canadien aura besoin de plus qu’une heure de pratique avec Claude Julien pour s’intégrer à son système de jeu, et il aura besoin de plus de temps afin de connaître les éléments auquel il a accès. Mais ce match a exposé au grand jour plusieurs faiblesses du Canadien, qui nécessitent d’être corrigées si l’on veut aspirer aux grands honneurs.

Fabricant de jeu recherché

On ne se mentira pas. Le Canadien compte sur plusieurs excellents attaquants, mais il manque quelque chose à cette équipe : un playmaker pour jouer sur le top 6. Je m’explique.
Alex Galchenyuk est définitivement un marqueur, selon moi. On aura beau dire ce que l’on veut, la véritable arme qui devrait être exploitée chez Alex Galchenyuk, c’est son lancer frappé.
Max Pacioretty est également un marqueur. Un peu inconstant, mais on le qualifie comme un marqueur, peu importe.
Alexander Radulov est un passeur, et sa fiche en témoigne : il compte deux fois plus de passes que de buts (14 vs 28). Le problème avec le russe, c’est qu’il veut souvent en faire trop, ce qui créé des revirements, des pertes du disque ou des mauvaises passes. Ce qui rend parfois les entrées de zone difficiles.
Qu’est-ce qui reste sur le top 6 ? Plekanec, un joueur défensif qui ralentit et qui est presque incapable de contribuer offensivement, Gallagher, qui n’est plus le même, et Phillip Danault, un centre two-way qui (pourrait) éventuellement devenir encore meilleur.
Et c’est pourquoi le Canadien a besoin d’un fabricant de jeu à ajouter sur un des deux premiers trios. Un gros bonhomme qui s’impose, qui contrôle bien la rondelle et qui, surtout, est capable d’alimenter des lancers exploitables comme ceux de Galchenyuk, Weber, Pacioretty et même Radulov.
Voilà ce qui manque, selon moi, à l’attaque du Tricolore.

P.S. : C’est sans mentionner le fait que Michael McCarron, 6 pieds 6, ne se tient pas debout et joue mou. Mais ça, c’est une autre histoire.
Il faut supporter Weber
Alexei Emelin a bien joué cet après-midi, malgré tout. Mais il est loin d’être le partenaire idéal pour Shea Weber. À Nashville, Weber a pu jouer avec Ryan Suter et Roman Josi, deux défenseurs mobiles. On ne peut pas s’attendre à un miracle en le jumelant avec Emelin et Beaulieu, à Montréal.
Weber excelle dans plusieurs facettes du jeu, mais sa vitesse est loin d’être un atout pour lui. Quelques fois aujourd’hui, le défenseur n’a pas pu atteindre des rondelles glissant dans son territoire, ralentissant ainsi la relance de son équipe.
Bref, des défenseurs comme Cam Fowler et Kevin Shattenkirk attireraient beaucoup mon attention, si je m’appelais Marc Bergevin.
En conclusion…
L’équipe qui a joué cet après-midi ne ressemble en aucun cas à un aspirant à la Coupe Stanley. Je suis d’avis qu’il faut laisser du temps à Claude Julien et ses troupes de s’ajuster, mais les faiblesses mises à l’évidence cet après-midi doivent tout de même être examinées en vue de la date limite des transactions.
Marc Bergevin a prouvé par le passé qu’il n’avait pas peur de conclure un échange lorsque son équipe en avait besoin. Ayez confiance.

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