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C’est une business. 


Wilson Salaun | Fanadiens Express

MONTREAL – Le hockey de nos jours, c’est une business. Mais quelles influences le hockey peut avoir sur la vie économique à l’échelle d’une ville, d’une province ou même d’un pays ?

Toute équipe professionnelle qui s’installe dans une ville va avoir un impact (qu’il soit sur la ville ou un pays), négatif ou positif. En effet, il s’agira d’installer un amphithéâtre, des boutiques et centres commerciaux autour de celui-ci, etc…

La consommation

On en a la confirmation avec le Centre Bell à Montréal. La recrudescence des immeubles autour de l’ancien Centre Molson en sont une preuve. Celle ci est le résultat des derniers investissements du Canadien à hauteur de 100 M$, qui date d’octobre 2015, pour réaménager l’amphithéâtre. Cet apport aura créer des emplois en plus, et des retombées pour les commerces du centre ville de Montréal. On sait que tout ces réaménagements reconduiront au maintien de 3400 emplois. Ce genre d’investissement attire du public. Chaque année, le Centre Bell est visité par 2,9 millions de personnes, qui dépensent aux environs de 106 M$ dans les hôtels et restaurants du centre de Montréal. Il n’y a pas que ça. À chaque fois qu’une équipe vient à Montréal, elle consomme. Les joueurs sortent souvent dîner en ville la veille d’un match, et contribuent à l’économie de la ville. On peut également considérer les chiffres de ventes de produits dérivés, comme les chandails et les casquettes. La consommation est principalement dictée par les performances de l’équipe sur la patinoire. En janvier dernier, alors que le Canadien s’enfonçait dans les bas fonds du classement, les ventes de produits dérivés ont drastiquement chuté, les bars étaient également beaucoup plus vides, l’achalandage ayant chuté de 50 % au premier mois de l’année 2016.

Les droits TV

En 2014, la compagnie ROGERS signait une entente avec la LNH, pour diffuser tous les matchs sur son réseau. Le groupe a déboursé 5,2 milliards de dollars, pour une durée de contrat de 12 ans. Sauf que pour que ça soit rentable, faut que t’aies une grosse audience. Si t’as une grosse audience, t’as des firmes de publicités qui s’intéressent à toi, et donc, ça te donne les bonnes retombées.

L’investissement des joueurs et des membres de l’équipe. 

La plupart des membres du Canadien (dont les joueurs) sont des êtres gracieusement payés, ce qui arrange le gouvernement, les retombées en impôts étant bonne. Le Centre Bell aussi paie des taxes.

 » À Québec, au ministère du Revenu, des fonctionnaires vérifient justement les dossiers de certains joueurs du Canadien. Leurs confrères de la Régie des rentes du Québec ainsi que d’autres de la CSST en font de même.

À la fin de l’année financière 2005-2006, les joueurs du Canadien et les membres de l’organisation auront payé 15,1 millions de dollars d’impôts à Québec. Et quant aux charges sociales provinciales, ils auront versé 3,1 millions de dollars à la Régie de l’assurance maladie, 1,7 million à la Régie des rentes, un demi-million à la CSST et 700 000 dollars en taxes sur le capital.

Au total, le Canadien et le Centre Bell ont payé, au titre de cette année fiscale 2005-2006, 21,1 millions de dollars en taxes et impôts au gouvernement provincial. Ces chiffres, dont l’exactitude est confirmée, sont révélés pour la première fois »

  • Magazine Forces, Réjean Tremblay, LES CANADIENS DE MONTRÉAL, UNE AFFAIRE EN OR

Même si l’exemple que j’ai pris date de près de 10 ans, il illustre bien mon point. Les joueurs et l’organisation contribuent au développement économique de la province, en payant des impôts, notamment.

Le point élucidé juste avant m’amène ici. Les joueurs investissent pour payer des impôts, mais ils s’engagent également dans la société. Prenons l’exemple de P.K Subban : il a investi 10M$ dans la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour les enfants, en septembre dernier. 10M$, c’est énorme !

Chaque année, le hockey rajoute 2,6 milliards de dollars à l’économie canadienne, selon une étude parrainée par Scotiabank et Canadian Tire. Enfin, on peut voir que l’impact est bien réel : durant le lock-out de 2013, l’économie a été privée de 600 millions de dollars, alors que durant le lock-out de 2004, l’économie de notre pays s’était appauvrie de 1,2 milliards de dollars, les dépenses liés au hockey ayant chuté de 19,4 %. 

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