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Mike Johnston: l’homme qui fut capable d’arrêter Crosby


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Olivier Therrien

Mike Johnston: voilà un nom qui n’est pas synonyme de beaux souvenirs pour le capitaine des Penguins de Pittsburgh. Les critiques semblaient pourtant unanimes en début de saison; le joueur étoile avait perdu sa touche, disait-on. Avec une maigre récolte de 9 points en 18 matchs, des rumeurs, comme quoi Sid the Kid commençait à être sur la pente descendante fusaient de toutes parts, tant un fustigeait qu’il jouait en périphérie, tant un autre lui reprochait son manque de caractère. Avait-on raison de croire à cette baisse de régime sans précédant comme étant signe d’un ralentissement de vieillesse?

La direction des Pens ne tardèrent pas à trouver une solution immédiate pour remédier à la contre-performance de son joueur étoile. Ils y arrivèrent, non pas par un échange spectaculaire, mais bien tout simplement avec un changement d’entraîneur. Il faut dire qu’il n’y avait pas que le capitaine qui ne produisait pas, c’est l’équipe complète qui connaissait des déboires.

Et la faute de Johnston dans tout ça?

Il serait faux de croire que la faute doit entièrement reposer sur ses épaules,un entraîneur de sa trempe semblait avoir, si l’on considérait son profil sur papier, toutes les aptitudes nécessaires pour mener loin la formation offensive qu’est celle des Penguins. Restes que, considérant que le Kid était et est encore le meilleur hockeyeur de la planète (ou un des meilleurs, selon chacun), il est consternant de remarquer que Mike Johston est le seul entraîneur ayant dirigé Crosby qui, si nous compilons la totalité des matchs joués lors de son règne, n’a pas réussi à le faire produire au rythme d’au moins un point par match en moyenne. En effet, en 110 matchs en tant qu’entraîneur-chef, Johnston n’a pu voir de près que 103 points marqués par sa vedette en 105 matchs joués par cette dernière. Difficile de trouver un meilleur exemple pour illustrer l’étouffement offensif que Sydney subissait sous les ordres de l’entraîneur originaire de la Nouvelle-Écosse.

Le réveil de la bête

Le départ du guide mal-aimé anima le capitaine des Pens: durant les 43 matchs qui suivirent l’entrée en scène de Mike Sullivan, Crosby récolta un total de 57 points, de quoi le rehausser parmi les 5 meilleurs pointeurs de la ligue. Si nous ne considérerions que cet échantillon pour extrapoler, une prévision d’une saison de plus d’une centaine de points serait envisageable. De quoi rassurer les partisans de Pittsburgh qui perdaient rapidement espoir en début de campagne.

La clé du succès n’a donc pas changé pour Sydney Crosby; tout laisse à croire que l’épisode Mike Johnston n’est plus qu’un vague souvenir derrière et que le centre étoile de 28 ans continuera à nous épater pour au moins quelques saisons encore.

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